Diaspora: Le CODE porte le problème camerounais devant la Mission permanente de l'Union Africaine à Bruxelles.
A quelques semaines des élections municipales et législatives de juillet 2007 au Cameroun, le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), a lancé le 19 juin dernier à Bruxelles une grande offensive diplomatique, qui a commencé par la réception d’une délégation du Collectif par le Libyen Moostapha, de la Mission permanente de l'Union Africaine à Bruxelles
“Nous sommes venus vous présenter le CODE, ses projets et ses attentes vis-à-vis des maux qui minent l'Afrique en général et le Cameroun en particulier” C’est sur cette phrase que s’ouvre l’intervention de M. Kadji Elie, président du comité d'organisation de la conférence internationale que le CODE organise le 30 juin prochain
Faudra t-il le souligner, au même moment, le Pr Kapet de Bana, Chargé des Affaires Diplomatiques au sein du CODE, était en route pour la Libye, à l’invitation du Guide Libyen, Mouammar Kadhafi. Cette offensive marque une rupture totale avec la littérature, et annonce les couleurs sur l’issue de la conférence internationale du 30 juin prochain
La délégation était constituée de Tchangue Marcel, conseiller spécial auprès du Secrétaire exécutif du CODE, SEUMO Hugues, Chargé de la communication, et de Elie Kadji.
La délégation a souhaité que l’Union Africaine cesse d’être l’otage d’une élite politique impopulaire et corrompue, pour devenir la propriété des peuples d’Afrique, qui souhaitent prendre le contrôle de leur destinée. Mr Tchangue a émis les vœux selon lesquels l’Union Africaine puisse se rapprocher d’avantage des citoyens Africains, et a proposé la création d’une Radio Africaine en Belgique comme un signe de ce rapprochement, et un moyen de démystification.
Le Représentant de l'Union Africaine s’est dit très ravi par la démarche du CODE et très ébloui par l’énorme travail de sensibilisation mené au niveau international par la diaspora camerounaise patriotique, et s’est déclaré favorable à tout rapprochement entre l’Institution qu’il représente et le CODE, pour une collaboration plus étroite.
Tous les rapports remis par le CODE dénoncent de façon sévère l’indignité du régime camerounais qui déshonore l’Afrique, l’absence de Paul Biya sur la scène continentale, la violation flagrante des droits humains au Cameroun, les fraudes massives lors des consultations électorales, la récurrence de l'impunité, de la corruption…
Au sujet des élections, M. Kadji Elie a attiré l’attention du diplomate sur les risques de guerre civile au Cameroun, qui viendrait s’ajouter aux drames actuels qui détruisent le Continent, si rien n’est fait par l’Union Africaine pour arrêter Paul Biya dans sa quête du pouvoir absolu. Au Cameroun ajoute t-il , les résultats électoraux sont connus d’avance. Refus obstiné de la création d’une commission électorale indépendante, tripatouillages et bourrages des urnes, falsification des rapports de dépouillement des urnes,création des bureaux fictifs de vote, charters des électeurs à la solde du parti au pouvoir disposant de plusieurs identités et plusieurs cartes électorales, l'inscription sélective sur les listes électorales, le déplacement des bureaux de vote le jour du scrutin, etc.
La délégation a exhorté l'Union Africaine à faire pression sur Monsieur Biya afin que les multiples griefs soulevés par le CODE, qui relaye l’opinion du peuple Camerounais, puissent trouver une solution appropriée, et immédiate. Elle a également mis en cause l'Union Africaine, reprochant à l’institution d’être trop sélective dans ses critiques, et a cité l’exemple de la saisine du Conseil de Paix et de sécurité de l'Union Africaine par le MDI en 2004 sur les risques de conflagration qui paraît inévitable au Cameroun, si la situation critique dans laquelle ce pays est plongé ne trouve pas de thérapie efficace et qui est restée lettre morte jusqu'à ce jour.
Fort de ce constat, Monsieur Moostapha a déclaré qu’il est grand temps que la diaspora africaine puisse prendre à bras le corps les problèmes relatifs à leur continent et a apprécié les actions menées jusqu'ici par le CODE. Il a également promis de remettre personnellement les griefs du Collectif entre les mains des instances dirigeantes de l'U.A lors du prochain sommet de l'Union Africaine.
En conclusion, le diplomate africain a marqué son soutien sans faille à la conférence qui sera organisée à Bruxelles le 30 juin prochain. Il a également décidé d’y envoyer une délégation et de parrainer ladite manifestation.
Autre fait majeur, le diplomate africain a remis à la délégation un drapeau de l’Union Africaine. Brice Nitcheu, le Secrétaire Exécutif du CODE, s’est dit ravi par cette percée diplomatique, et a promis que le Collectif allait accentuer la pression sur le régime Biya.
Une autre rencontre au parlement Britannique est également prévue dans les semaines à venir. En attendant, le CODE continuera son offensive pour l'instauration d'un Etat de droit au Cameroun auprès des autres institutions transcontinentales.
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