10 mars 2009
Cameroun : Lorsque que Paul Biya et ses ministres jouent avec les chiffres
On dit du Cameroun que c’est un pays qui a mal à ses statistiques. Si l’on s’en tient aux chiffres relayés dans l’étude "ECAM3", il s’avère qu’au pays de Roger Milla, la population en 2007 était estimée à 17,9 millions, dont 51% de femmes et 49% d’hommes. Même si on ne compte aucune femme gouverneure. La population est extrêmement jeune: 43% a moins de 15 ans et 3,5% seulement des individus sont âgés de 65 ans ou plus.Un camerounais sur deux a moins de 18 ans.
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20 septembre 2008
CAMEROUN – DROITS DE L’HOMME: La Commission Nationale dangereusement gangrenée
Ni les évènements douloureux qui ont marqué la vie des camerounais en février dernier, ni les tueries de Bamenda, Kumba, Abong-Mbang, Buéa et encore moins la destruction anarchique des habitations dans la ville de Yaoundé, n’ont pu sortir la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) de son mutisme.
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20 juin 2008
CAMEROUN – DROITS DE L’HOMME: La Commission Nationale dangereusement gangrenée
Ni les évènements douloureux qui ont marqué la vie des camerounais en février dernier, ni les tueries de Bamenda, Kumba, Abong-Mbang, Buéa et encore moins la destruction anarchique des habitations dans la ville de Yaoundé, n’ont pu sortir la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) de son mutisme.
Drapée d’inertie, complice des exactions perpétrées sur les populations et silencieuse face aux dossiers compromettants mettant en cause des personnalités de la République, la CNDHL fait peser une lourde hypothèque sur les droits de l’Homme au Cameroun. Malgré les financements qui lui proviennent aussi bien du contribuable camerounais que des organismes partenaires tels que le PNUD, l’Unicef et les représentations diplomatiques, la CNDHL demeure figée dans un immobilisme conspirateur. Rien d’étonnant en cela, dès lors que ses rapports sont censurés selon l’orientation que Biya souhaite leur donner
Plus de 03 mois de salaire impayés au personnel de la CNDHL, trafic d’influence, discrimination, licenciements abusifs, non traitement des dossiers compromettants, gestion calamiteuse et distractions des fonds, la CNDHL croupit sous le poids des tares.
Le personnel employé grince des dents pendant que quelques responsables - notamment le président de la CNDHL et ses préférés- organisent des séminaires budgétivores.
En outre, ni les évènements qui ont douloureusement marqué la vie des camerounais en février dernier, ni les tueries de Bamenda, Kumba, Abong-Mbang, Buéa et encore moins la destruction anarchique des habitations dans la ville de Yaoundé, n’ont pu sortir la CNDHL de son mutisme.
Celle-ci avait pourtant reçu mandat lors de sa création (selon les textes fondateurs) de « procéder à toutes les enquêtes et investigations nécessaires sur les violations des droits de l'homme et des libertés ».
Comment comprendre qu’une institution nationale censée protéger les droits des faibles se rende complice de toutes les exactions commises sur son sol ?
Il n’est donc point inintéressant de se pencher sur cette Commission qui au fil des ans, se révèle être un pantin politique au service d’un système extrêmement nuisible à la nation camerounaise.
Répondant d’une manière fourbe aux diverses interpellations d’un peuple écrasé par l’injustice et assoiffé de démocratisation, Paul Biya avait alors créé le 08 novembre 1990 le Comité (devenu Commission en 2004) National des Droits de l'Homme et des Libertés. Il n’est donc pas étonnant que le président de la commission, nommé par le président de la République comme tous les autres membres, se sente totalement intouchable malgré les nombreux griefs qui lui sont faits.
En effet, Chemuta Divine Banda, président de la CNDHL, recevait en novembre 2007 une demande d’explication du cabinet civil de la présidence sur des problèmes internes relatifs au fonctionnement de la Commission.
Signé de Jean Baptiste Beleoken, Directeur dudit cabinet, le document d’une quarantaine de pièces jointes est resté sans suite.
De même la Direction générale des renseignements avait initié des enquêtes au sein de la CNDHL, et elles n’ont jamais abouti.
Selon les indiscrétions émanant des coulisses, Chemuta Divine tiendrait son apparente ‘’immunité’’ de ses parrains Yang Philémon, vice Secrétaire général à la présidence de la République et de Ephraïm Inoni, premier ministre.
Une marionnette au service d’un gourou
Si un grand nombre d’auteurs de crimes sont restés jusqu’ici impunis, les raisons sont simples. Dans le décret fondateur (article 8) de la CNDHL, celle-ci ne doit remettre qu’au seul chef de l’Etat son rapport annuel sur l'état des droits de l'homme et le bilan de ses activités. Elle ne doit en aucun cas les rendre publics. Ce qui la rend totalement dépendante de celui qui lui a donné vie et également libre de gérer les dossiers épineux selon les affinités relationnelles.
C’est le cas du dossier des commissaires qui avaient été révoqués de la police pour des raisons qui sont restées jusqu’ici obscures.
Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) avait saisi la CNDHL pour apporter plus de clarté sur cette scabreuse affaire qui fît couler beaucoup d’encre et de salive.
En effet la décision du délégué à la sûreté nationale Edgar Alain Mebe Ngo’o de radier de la police, Junior Christophe Zogo, Albert Léopold Ebene et Kergnine Kerbaï était empreinte d’une note de règlements de compte.
Mais Chemuta Divine Banda crut plutôt bon de ‘’sauver sa tête’’ en ne donnant aucune suite aux interpellations du HCR, qui est bien un organisme des nations unies.
Des sources internes dignes de foi révèlent que, pour des cas de violations dont la Commission est saisie, les dossiers impliquant de hauts cadres de la République sont purement et simplement déchirés, non sans que les mis en cause aient habilement été prévenus des faits qui leur sont reprochés.
Les plaignants sont alors contraints à la résignation face à l’inertie de l’institution des droits de l’Homme vers laquelle ils se sont tournés avec espoir.
S’il faut reconnaître qu’en juillet 1999 le comité (aujourd’hui Commission) s’était résolu à rendre public un bilan quinquennal de ses activités ainsi que deux rapports annuels envoyés au président, il est important de signaler que jusqu’à ce jour, les rapports présentés au public ne le sont qu’après validation du président de la République.
Ceux-ci sont donc au préalable censurés, selon l’orientation que Biya souhaite leur donner. La CNDHL reste pour ainsi dire une grosse farce servie aux diplomates et au peuple camerounais.
Il devient ainsi évident que le mutisme de la CNDHL face aux violations des droits de l’Homme, même les plus dramatiques, est une conspiration du plan chaotique établi pour le Cameroun.
On se souvient encore si bien des essais Ténofovir/Viread sur des prostituées en 2004-2005. Avec l’accord du gouvernement camerounais (par le biais du ministère de la Santé publique), le laboratoire Gilead avait utilisé des prostituées camerounaises comme cobayes.
N’eut- été la pression qu’avaient exercé de nombreux activistes s’insurgeant contre une telle pratique, l’ex ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono(aujourd’hui en détention pour malversation) n’aurait suspendu ces essais. La CNDHL, quant à elle, s’était murée dans un silence complice.
Gestion calamiteuse…
L’exception ne faisant point la règle, le secrétariat de la CNDHL est à l’instar du système qui l’a conçu, le siège par excellence de l’ignominie où, concupiscence, pratiques de sorcellerie et complaisance se serrent les coudes.
Les recrutements se font par affinité, selon que l’on est proche du président de la Commission ou du chef de division de la protection des droits de l’Homme, Mme Eva Etongue Mayer. Les mauvaises langues prêtent à ces deux responsables des relations charnelles de luxure.
La CNDHL se veut avare en avis de recrutement pour informer les nombreux citoyens désireux de postuler. La procédure de recrutement n’obéissant qu’au critère de filiation, ainsi peut-on noter que Mme Eva Etongue se retrouve avec un nombre important de membres de sa proche famille : Mme Béatrice Ngando Ntui (cousine de Mme Eva), chef de service de l’Administration ; Mme Dylis Nkeng (belle-sœur de Mme Eva, épouse de son frère aîné), ingénieur agronome de formation, chef de service du courrier; Mme Olive Mpongo (cousine de Mme Eva), chargé d’Etude assistant n°3.
La CNDHL est en réalité une vraie épicerie familiale et un centre de népotisme, à moins évidemment qu’ils s’y soient tous retrouvés là par un coup du destin.
Entre autres dysfonctionnements relevés à la CNDHL : des licenciement abusifs. Les cas de Marcel Kuna et de Jeanne Ongbassilek sont patents.
Le premier fut licencié en avril 2007 pour essai non concluant, alors même qu’il venait de passer six mois et 10 jours à la CNDHL. Il y avait été recruté définitivement comme chargé d’étude assistant avec un contrat d’embauche. Selon le code du travail camerounais, la durée de l’essai est de 3 mois renouvelable une fois. Marcel Kuna n’avait pas été notifié au bout des 3 premiers mois que son essai était renouvelé. Il était simplement embauché avec un contrat en guise de preuve. Pourquoi a-t-il fallu que les responsables de la CNDHL se servent d’une raison aussi saugrenue en parlant d’un essai non concluant ?
Jeanne Ongbassilek, temporaire durant 2 ans à la Commission (2004-2006) s’était vu retirer son contrat subrepticement une vingtaine de minutes après sa signature. En effet, la signature du contrat dont elle garde encore une copie, la confirmait après deux années passées dans ces services. Elle était sortie du bureau du président de la Commission toute radieuse avec son contrat d’embauche, mais désagréablement surprise lorsqu’elle fut rappelée par ce même chef qui lui demandait de lui remettre. Puis il lui avait été demandé de rentrer chez elle et d’attendre qu’elle soit de nouveau convoquée. Depuis lors, elle continue d’attendre.
Au final, si la CNDHL se targue d’être ‘’une institution nationale indépendante de consultation, d'observation, d'évaluation, de dialogue, de concertation, de promotion et de protection des droits de l'homme’’, il n’en demeure pas moins vrai que son bilan reste mitigé.
Une visite sur son site web illustre parfaitement l’inertie qui frappe l’institution. La rubrique flash info nous annonce encore que ‘’ la cérémonie de lancement officiel du site web de la CNDHL se tiendra le 5 février 2008 à la chambre de commerce à Yaoundé. La cinquième session ordinaire de la CNDHL aura lieu le mercredi 26 mars 2008’’…
Delphine E. FOUDA,
Analyse diffusée sur www.africanindependent.com
11 mai 2008
CAMEROUN – Opération Epervier : Les chiffres qui font de Biya le premier gangster à arrêter
Sulfureuse et ambiguë demeure la volonté de Paul Biya à livrer aux bailleurs de fonds internationaux ainsi qu’au peuple assoiffé de justice, les gangsters en col blanc. De hauts cadres au parcours académique élogieux se présentent aujourd’hui comme d’ignominieuses crapules. Jouant à fond la carte d’un ponce pilatisme.
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10 mars 2008
Cameroun : Lorsque que Paul Biya et ses ministres jouent avec les chiffres
On dit du Cameroun que c’est un pays qui a mal à ses statistiques. Si l’on s’en tient aux chiffres relayés dans l’étude "ECAM3", il s’avère qu’au pays de Roger Milla, la population en 2007 était estimée à 17,9 millions, dont 51% de femmes et 49% d’hommes. Même si on ne compte aucune femme gouverneure. La population est extrêmement jeune: 43% a moins de 15 ans et 3,5% seulement des individus sont âgés de 65 ans ou plus.Un camerounais sur deux a moins de 18 ans.
Ainsi, les jeunes ne sont pas mieux lotis, utilisés comme des vaches électorales, appelés « fer de lance de la nation» chaque 11 février, et «vandales » lorsqu’ils revendiquent de meilleurs conditions. Je déduis que le Cameroun est un pays gouverné par les septuagénaires et les octogénaires. Cela revient à dire que 3,5% de la population s’accaparent tous les postes de responsabilité au détriment de 54%. Les jeunes n’ont qu’à attendre leur tour lorsqu’ils seront vieux!
Généralement, on dit du Cameroun que c’est un pays qui a mal à ses statistiques. Si l’on s’en tient aux chiffres relayés dans l’étude « TROISIEME ENQUETE CAMEROUNAISE AUPRES DES MENAGES (ECAM3) : Tendances, profil et déterminants de la pauvreté au Cameroun entre 2001-2007 » réalisée par l’Institut national des Statistiques du Cameroun , il s’avère qu’au pays de Roger Milla, la population en 2007 était estimée à 17,9 millions de personnes, dont 51% de femmes et 49% d’hommes. Même si on ne compte aucune femme gouverneure, aucune femme générale d’Armée, aucune dirigeante d’une société para-publique et presque pas de femmes préfets ou sous préfets, une ou deux ambassadrices, les quelques rares qui sont ministres occupent des ministères sans grande envergure. N’est ce pas une manière subtile de dire que nos braves femmes ne sont seulement bonnes que pour danser lors des réceptions! La venue prochaine du Très Saint père au Cameroun les mettra encore dans les rues de la capitale où elles devront sécher, suer et danser au soleil!
Ce qui n’est pas surprenant aussi dans cette étude, c’est que cette population est extrêmement jeune : 43% des personnes ont moins de 15 ans et 3,5% seulement des individus sont âgés de 65 ans ou plus. De fait, un camerounais sur deux a moins de 18 ans. Ainsi,les jeunes ne sont pas mieux lotis, utilisés comme des vaches électorales, appelés « fer de lance de la nation» chaque 11 février, et «vandales » lorsqu’ils revendiquent de meilleurs conditions. Je déduis que le Cameroun est un pays gouverné par les septuagénaires et les octogénaires. Cela revient à dire que 3,5% de la population s’accaparent tous les postes de responsabilité au détriment de plus de la moitié de la population soit 54%. Les jeunes n’ont qu’à attendre leur tour lorsqu’ils seront vieux!
Les populations du pays de Jean Marc Ela vivent principalement en milieux semi-urbain et rural ; le taux d’urbanisation étant selon cette étude de 35%. Ce n’est un secret pour personne que de dire que les deux métropoles, à savoir Douala et Yaoundé, sont les plus populeuses. Elles concentrent près de 20% de la population. La province qui vient d’obtenir son université, l’Extrême-Nord, est la plus peuplée avec 20% de la population, alors que la moins peuplée est celle du Sud avec 3,2% de la population.
Ne nous demandez pas où sont les autres chiffres, par exemple la répartition de a population par province, par département, par arrondissement etc… Vous savez, nous attendons toujours les résultats du dernier recensement. On attend ! On attend!! Comment certains ministres viennent nous faire miroiter un quelconque plan économique. Sur quoi vont-ils se baser pour planifier? La planification est t- elle devenue une opération sécrète? Car il apparait de plus en plus que ce recensement de la population camerounaise fut une vaste escroquerie qui a demandé l’investissement de près de 50 milliards de CFA des taxes des contribuables camerounais. Si je m’inscris en faux que ceux qui détiennent ces chiffres les publient maintenant. N’est-il pas tant que le CONAC de Tessa et le ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l'Etat Etamè Massoma obligent les ministres en charge des dossiers de « rendre gorge » au cas ou?
En ce qui concerne le taux de pauvreté, il faut retenir ceci :
Ce qui est certain, la pauvreté est une réalité au Cameroun. A qui la faute? Ne cherchez pas de midi à quatorze heures. Paul Biya et le RDPC sont coupables. Ce sont eux qui dirigent depuis. Car sur une population estimée à près de 17,9 millions d’habitants environ 40%, soit 7,1 millions de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Pour l’ECAM3, un ménage est pauvre si en moyenne un équivalent adulte de ce ménage vit avec moins de 269 443 FCFA par an, soit 738 FCFA par jour ou 22 454 FCFA par mois. Ce montant, qui est le minimum nécessaire pour satisfaire les besoins essentiels de l’individu, comprend toute la consommation finale, y compris la consommation en nature. Cela veut dire qu’en 2007, un travailleur gagnant juste le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) de 23 500 FCFA par mois, qui vit seul et qui ne bénéficie d’aucun revenu additionnel en nature (autoconsommation de produits du champ, logement comme propriétaire, etc.) n’est pas capable de satisfaire ses besoins essentiels.
Il faut souligner qu’en 2001, le seuil de pauvreté était de 232 547 CFA par équivalent adulte et par an contre 269 443 FCFA en 2007, soit un accroissement en valeur nominale de 15,8%. Pour l’ECAM cette augmentation est cohérente avec le taux d’inflation de la période qui est de 12,3%. En se basant sur les déflateurs (indices de prix), là où les prix ont augmenté en moyenne beaucoup plus vite qu’à Yaoundé, on compte la ville de Douala et les provinces du Centre, de l’Extrême-Nord, du Littoral, du Nord-ouest, de l’Ouest et du Sud-ouest. Dans les autres régions du Cameroun la progression a été moins rapide.
Si on note un recul du taux de pauvreté en milieu urbain de 5.7 points, en milieu rural on note une augmentation de 3 points. Cela veut dire que les campagnes qui concentraient un peu moins de 85% de la population pauvre en 2001 en comptent plus de 89% en 2007.
Sur le plan régional de la baisse de pauvreté par région. On peut les regrouper en trois classes. La première est celle des provinces et des villes ayant eu une forte baisse du taux de pauvreté (Ouest, Yaoundé, Centre, Sud-ouest).
La deuxième classe est celle des provinces et des villes où la pauvreté recule modérément (Douala, Littoral, Sud, Nord-ouest).
La dernière classe est celle où l’incidence de la pauvreté augmente (Nord, Extrême-Nord, Est, Adamaoua)
En matière de stratégie de lutte contre de pauvreté, l’objectif principal des autorités camerounaises était de réduire la pauvreté de moitié à l’horizon 2015 ; ce qui revenait à ramener le taux de pauvreté de 53,3% en 1996 à 37,1% en 2007 et à 25,2% en 2015. Force est de constater que les performances économiques de la période 2001-2007, c’est-à-dire de 3% à 3,4% en moyenne annuelle, n’ont pas été suffisamment bonnes pour permettre au Cameroun d’atteindre cet objectif. Il aurait fallu un taux de croissance de 7%. Alors qu’à côté, le taux de croissance de la population oscillait autour de 2,7%.
En outre, le taux d’investissement est resté inférieur à son niveau de 2001 qui était de 20,3%, reculant même quelquefois jusqu’à 18% à l’instar des chiffres de 2003 et 2004. Alors que pour un décollage économique et une création des richesses, ce taux doit tourner aux alentours de 25% du PIB, en même temps que la croissance autour de 7%. On peut alors comprendre que ce taux de croissance économique n’a pas été assez fort pour faire reculer la pauvreté malgré la stabilité du cadre macroéconomique avec un taux d’inflation raisonnable de 2% en moyenne par an entre 2001 et 2007. En somme le Cameroun n’a jamais pu tirer profit de la stabilité du cadre macroéconomique et des opportunités offertes.
Ainsi, s’il fallait éradiquer la pauvreté en 2007, il aurait fallu transférer aux pauvres environ 433 milliards de FCFA par an. Ce qui a été impossible. Pourtant, on sait que selon les services du Contrôle supérieur de l'Etat, plus de 1845 milliards de Fcfa, le montant total des détournements des deniers publics opérées entre 1998 et 2004, soit 300 milliards par an, ont été volés.
Ce montant figure dans des documents qui datent de mai 2007. Les statistiques de ce ministère que dirige Etame Massoma se basent sur quarante et une missions effectuées auprès des collectivités territoriales décentralisées, des organismes publics et des entreprises publiques, entre 1997 et 2004. On comprend que la fin de la pauvreté n’est pas pour demain. Comme quoi le bout du tunnel longtemps promis aux Camerounais par le prince n’est pas pour demain. Surtout, surtout, dans un pays qui a mal à ses statistiques.
Modeste Mba Talla, Journaliste et politologue, Ottawa, Canada
31 octobre 2007
Les assassinats politiques comme moyens de domination des Occidentaux
The use of political assassination against liberation movements has changed the course of history in a number of countries in Africa and continues to devastate the Middle East, writes Victoria Brittain. The current power relations between the Third World and the dominant Western and imperialist powers, are a product of the war of attrition which the West has waged, particularly by political assassinations, which have robbed Africa and the Middle East of some of their great leaders, and weakened their important political organisations.
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24 août 2007
Cameroun :Alternance politique et renforcement des investissements à la base à travers les institutions de microfinance
Le 11 août dernier à Washington DC, devant une kyrielle d'invités parmi lesquels des Camerounais de la diaspora. Monsieur Kakmo Pideu Jean Louis donnait une conférence sur le thème de l' Alternance politique et le renforcement des investissements à la base à travers les institutions de microfinance.
S'inscrivant dans la logique du CODE, il n'a cessé d'attirer l'attention des participants sur la nécessité de la diaspora à continuer le combat politique à partir de l'étranger et de l’urgence pour la diaspora d’investir au pays. Journaliste de son état et spécialiste de la microfinance, Kakmo Pideu Jean Louis, ne mâche pas ses mots. Tout comme le CODE, il continue et persiste pour le souhait d’une alternance pacifique au Cameroun. Le Cameroun devra faire face à une transition politique, quelque soit le moment de sa survenue. La pétition du CODE lancée il y a de cela quelques semaines et disponible sur le site du CODE sur le sujet du jour, donnant du bémol à cette conférence.
Lire sa contribution complète ici >>>>>> (.......)
20 août 2007
Reflexions du Pr Tazoacha Asonganyi sur les dernières élections couplées au Cameroun
Pr Tazoacha Asonganyi. De lui, quelques-uns ont surtout retenu le visage d'un homme engagé. Cadre du Sdf et exclu du parti après avoir milité au plus haut niveau dix ans durant. Son départ de cette formation politique en 2006 fit l’effet d’une bombe au sein du Sdf dans le contexte de surchauffe de l’époque. Certains avaient parlé d’une authentique insouciance pour le cadre politique qu'il était. D’autres ne furent guère surpris;l’ayant côtoyé, dans les grandes tribunes du monde politique Camerounais. Il ne se fait pas marcher sur les pieds. Ceux qui ont lu ses multiples productions et l’ont suivi de manière peu distraite, n’ont pas oublié sa verve et son engagement politique pour un pays où pullule une kyrielle de formations politiques en majeure partie toutes institutionnelles.
Grand observateur de la scène politique nationale, épousant la vision du CODE, le Pr Tazoacha Asonganyi a concocté pour nous dans la langue de Shakespeare une série de réflexions pertinentes et prospectives faites après les dernières "élections couplées" au Cameroun.
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Asonganyi_Elections_of_22_July___government_bankruptcy_1_
03 août 2007
FORMES, SIGNIFICATIONS ET DEFIS DU POPULISME ELECTORAL AU CAMEROUN
Dans son style, que certains n’éprouveront guère de la peine à reconnaître, entre petites phrases et gros désarroi sur un pays à la dérive et en quête d’un sursaut à espérer. Tout y passe : L’économie à bout de souffle, la scène politique proche d’un retour au parti unique ankylosé par un populisme électoral indicible, la corruption et ses slogans inopérants, une opposition quasi institutionnelle pour la plus part qui jusqu'ici n’a montré beaucoup plus de talent que dans sa désorganisation. etc. Macroéconomiste, doctorant à la Faculté des Sciences Economiques sociales et politiques de l’UCL en Belgique, membre du Comité Exécutif du CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora) Thierry AMOUGOU , en fait ici, une analyse profonde...
La suite ici >>>Le_populisme_electoral_camerounais__
01 août 2007
L’Afrique de Nicolas Sarkozy « Le viol souvent commence par le langage»
Le CODE publie en intégralité la réaction de Monsieur Achille MBEMBE à la suite de la récente visite de travail en Afrique sub-saharienne du président de la République française, Nicolas Sarkozy. Visite au cours de laquelle Monsieur Sarkozy a prononcé à Dakar un discours adressé à « l’élite de la jeunesse africaine ». Achille MBEMBE,Professeur de Sciences politiques et d’histoire à l’Université de Witvatersrand de Johannesburg.en fait ici, une critique analytique et prospective.
[ Lire la suite ici ] >>>Document_Achille_Mbembe
Le Messager Source ici













