20 décembre 2009
Campagne nationale et internationale pour la libération de Jean Bosco Talla
Le Code, Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la diaspora, toute antenne confondue est vivement préoccupé par la détention par les autorités camerounaises de Monsieur Jean Bosco Talla, directeur de publication du journal Germinal et ancien membre du comité de pilotage du Programme concerté pluri-acteur (PCPA). Il a été arrêté le 10 décembre et conduit au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), une unité policière en charge de la lutte contre le grand banditisme. Quatre jours plus tard, dans la soirée, il a été transféré à la prison Kondengui et a été présenté, le 15 décembre, au procureur de la République
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27 octobre 2009
Cameroun: Les raisons pour lesquelles Paul Biya est un véritable prisonnier ambulant
Paul Barthélemy Biya, le dictateur le plus sanguinaire à la tête du pays le plus corrompu du monde 27 ans de gestion scabreuse… un véritable génocide économique, social et culturel jamais vécu en Afrique… les camerounais en ont ras-le-bol ! De nombreux observateurs sont unanimes. C’est sous le règne de Paul Barthélemy Biya que l’Etat camerounais a subi un pillage systématique. Les trous creusés dans les caisses publiques sont si énormes que les détournements se chiffrent par millier de milliards de nos Francs. Le pillage par Biya des fonds publics, tout un modèle de gouvernement Malgré la présence du FMI et de la BM, Biya continue de voler l’argent du pétrole
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25 février 2009
Bruxelles: Semaine des martyrs, tous devant l'ambassade du Cameroun à Bruxelles le vendredi 27 février
Tous devant l'ambassade du Cameroun en BELGIQUE, située à l'Avenue Brugman n° 131 à 1190 Bruxelles
Comment s'y rendre ? Prendre le tram 92 (à la sortie du Métro Louise) direction FORT-JACO.et descendre à l'arrêt DARWIN
Heure: de 15 heures à 17 heures
Venez nombreux
20 décembre 2008
Campagne nationale et internationale pour la libération de Jean Bosco Talla
Le Code, Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la diaspora, toute antenne confondue est vivement préoccupé par la détention par les autorités camerounaises de Monsieur Jean Bosco Talla, directeur de publication du journal Germinal et ancien membre du comité de pilotage du Programme concerté pluri-acteur (PCPA). Il a été arrêté le 10 décembre et conduit au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), une unité policière en charge de la lutte contre le grand banditisme. Quatre jours plus tard, dans la soirée, il a été transféré à la prison Kondengui et a été présenté, le 15 décembre, au procureur de la République
Selon des informations, M. Talla fera l'objet, "exceptionnellement ", d'un procès au tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé, lequel aboutira, "sur instruction du Palais", à une condamnation sur le chef d'atteinte à l'honneur du chef de l'Etat, M. Paul Biya.
Duck Atangana, rédacteur en chef de Germinal, lui aussi convoqué au Sed depuis vendredi dernier (11 décembre 2009) a affirmé à certains journalistes qu'il est probable qu'il soit reproché à M. Talla “d’avoir voulu porter atteinte à l’honneur du président de la République” avec la publication d’un texte évoquant un présumé “pacte secret” entre M. Biya et son prédécesseur Ahmadou Ahidjo.
Si cet hebdomadaire a outrepassé ses droits, pourquoi ne porte t-on pas plainte contre lui?
En juillet, M. Talla avait déjà reçu par téléphone des menaces de mort après la publication fin juin d’un rapport de l’ONG française CCFD-Terre Solidaire.
Cet arrestation de Jean Bosco Talla n'est pas un cas isolé au Cameroun, nous l'avons vécu en 1997 avec l'arrestation de Pius Njawé le Directeur de publication du quotidien Le Messager qui avait fait état dans ses colonnes d'un malaise cardiaque de paul Biya et qui avait été condamné à des peines de prison
Récemment, Lewis Medjo avait été poursuivi pour "propagation de fausses nouvelles", suite à des articles critique à l'endroit de Paul Biya et du chef de la police camérounaise. Il a été arrêté en septembre 2007 et gardé en détention préventive avant d'être condamné le 7 janvier 2009 à trois ans de prison ferme et à deux millions de FCFA (plus de 3.050 euros) d'amende par un tribunal de Douala.
Toujours dans le même régistre, des journalistes ont été emprisonnés à Yaoundé . Il s'agit de Armand Ondoa de l'hebdomadaire Régional et Zacharie Ndiomo de l'hebdomadaire Zénith. Ondoa a été appréhendé le 15 octobre 2008 et Ndiomo le lendemain. Ces deux derniers ont été inculpés pour "tentative de chantage et atteinte à l'honneur" d'un haut responsable. Le directeur de publication du magazine bimestriel L'Ouest républicain Mombio a été arrêté le 4 septembre 2008, puis inculpé pour "tentative d'escroquerie, outrage à corps constitué et chantage" Il fut libéré après 14 mois de détention.
Nous accusons le pouvoir dictatorial en place au Cameroun de violations gravissimes des droits des citoyens et profitons pour lancer ce jour une campagne nationale et internationale de libération de Jean Bosco Talla et de tous les journalistes emprisonnés au Cameroun depuis bientôt trois décennies.
Le droit à la liberté d'expression, enchâssé à l'Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, est largement reconnu comme composante essentielle de toute démocratie fonctionnelle. Lorsque des journalistes sont assassinés, des journaux interdits, des stations de radio fermées et les défenseurs de la libre expression jetés en prison, les citoyens se voient refuser l'accès à l'information dont ils ont besoin pour participer aux décisions qui touchent leur vie et leur communauté. Dans ces conditions, les citoyens se voient aussi nier la sécurité d'un environnement qui permet le libre exercice de leurs droits fondamentaux.
Vous pouvez envoyer directement vos messages de contestation de la détention de Jean Bosco Talla aux adresses ci-dessous
Adresses :
·M. Paul Biya, Président de la République, Palais de l’Unité, 1000 Yaoundé, Cameroun, Fax +237 22 22 08 70
·Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministère de la Justice, 1000 Yaoundé‚ Cameroun, Fax : + 237 22 23 00 05
·Ministre de la Défense, 1000 Yaoundé‚ Cameroun, Fax +237 22 23 59 71
·Secrétaire d’Etat à la Défense, Chargé de la Gendarmerie, Fax +237 22 22 39 98
·Délégué Général à la Sûreté Nationale, Fax +237 22 21 00 69
·Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Fax : + 237 22 22 37 35
·Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fax : +237 22 22 60 82, E-mail : cndhl@iccnet.cm
·Mission permanente de la République du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Suisse, Fax : + 41 22 736 21 65, Email : mission.cameroun@bluewin.ch
·Ambassade de la République du Cameroun en Belgique,Fax : + 32 2 344 57 35.Email : embassy@cameroon.be et ambassade.cameroun@skynet.be
. Consulat Général du Cameroun à Paris Fax : (0033) 01.40.71.54.32
Dr. Jean PING, Union Africaine Fax:00 251 11 5513036 E-mail: chairperson@africa-union.org
Securité et Paix, Union Africaine, Ramtane Lamamra. Fax:(251) 11 551 78 44. E-mail: H. E. Ramtane LAMAMRA
Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples Fax 00 220 44 10 504 Email achpr@achpr.org
Comission Européenne, Fax:00 35 22929 42850 . E-mail: whoiswho@publications.europa.eu
Parlement européen, DG 7 («Édition») Fax : 00 35 2 43 55 78 E-mail: idea@europarl.europa.eu
Cour de Justice Union Europeenne, Service d'information Fax : (352) 4303-2500 E-mail: Carla.Simon@curia.europa.eu
Amnesty International, Secrétariat Londres: Fax: +44-20-79561157, Email: contact@amnesty.org
Reporters sans Frontières, Secrétariat Europe/Afrique: Fax.+33 1 45 23 11 51. E-mail : rsf@rsf.org ou afrique@rsf.org
Comité pour la protection des Journalistes (CPJ)/ New York, Fax: 001(212) 465 9568. Email: info@cpj.org ou mkeita@cpj.org
Secrétariat de l'IFEX (Échange international de la liberté d'expression)Canada fax : +1 416 515 7879 Email : ifex@ifex.org
Cellule de communication du Code
19 décembre 2008
Complot contre le CODE: Le Code n'est pas à vendre
27 octobre 2008
Cameroun: Les raisons pour lesquelles Paul Biya est un véritable prisonnier ambulant
Paul Barthélemy Biya, le dictateur le plus sanguinaire à la tête du pays le plus corrompu du monde 27 ans de gestion scabreuse… un véritable génocide économique, social et culturel jamais vécu en Afrique… les camerounais en ont ras-le-bol ! De nombreux observateurs sont unanimes. C’est sous le règne de Paul Barthélemy Biya que l’Etat camerounais a subi un pillage systématique. Les trous creusés dans les caisses publiques sont si énormes que les détournements se chiffrent par millier de milliards de nos Francs. Le pillage par Biya des fonds publics, tout un modèle de gouvernement Malgré la présence du FMI et de la BM, Biya continue de voler l’argent du pétrole
L’épouse du chef de l’Etat, Chantal Biya est elle aussi montrée du doigt par les délinquants appréhendés. L’ex ministre des finances Meva’a Meboutou , Akame Mfoumou et autres ont témoigné et démontré la main mise du couple Biya sur le pillage des ressources du Cameroun.
Sulfureuse et ambiguë demeure la volonté de Paul Biya à livrer aux bailleurs de fonds internationaux ainsi qu’au peuple assoiffé de justice, les gangsters en col blanc. De hauts cadres au parcours académique élogieux se présentent aujourd’hui comme d’ignominieuses crapules. Jouant à fond la carte d’un ponce pilatisme paroxysmique, le président monarque n’hésite pas à livrer en spectacle ses’’ fraters’’ des cercles ésotériques et traditionnels francs-maçons, rosicruciens, Eramo, Eboka…
Toutefois demeure imperméable et intouchable un noyau tapi dans l’ombre, qui au fil du temps s’est solidement enraciné. A la tête de ce noyau se trouve Paul Barthélemy Biya, aujourd’hui couvert d’immunité constitutionnelle, dont le montant des détournements à la SNH et des pots de vin reçus étonne tout observateur par sa démesure.
De nombreux observateurs sont unanimes. C’est sous le règne de Paul Barthélemy Biya que l’Etat camerounais a subi un pillage systématique.Les trous creusés dans les caisses publiques sont si énormes que les détournements se chiffrent par millier de milliards de nos Francs.
L’an dernier, le Contrôle Supérieur de l’Etat, service dépendant de la présidence de la République (et du président bien sûr) a cru bon de rendre public un rapport sur les détournements de fonds effectués entre 1998 et 2004. Quoique que l’on ne saurait rester naïf sur les critères qui ont porté sur le choix de cette période, le montant des distractions révélé portait sur près de 2000 milliards FCfa.
Pour le témoin averti de la situation du Cameroun, ce chiffre est insignifiant au vu des différentes activités auxquelles se sont adonnés les libertins de la gestion scandaleuse.
Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le pays se transforme en une espèce de vache à lait pour les auteurs des malversations financières ?
Les fossoyeurs de l’économie camerounaise actuellement mis aux arrêts par celui là même qu’ils ont ‘’fidèlement’’ servi et entretenu de diverses façons ont, semble-t-il, suivi les pas de leur guide.
Quinze mois après l’accession au pouvoir en novembre 1982 de Paul Biya, le constat semblait être évident. Les couches sociales ne le percevaient pas encore. Seuls quelques cadres avaient compris le jeu de dominos auquel se livrait le sommet de l’Etat.
L’avertissement mal compris des putschistes du 6 avril 1984
Les putschistes du 6 avril 1984 l’avaient pourtant clairement énoncé en justifiant leur prise de pouvoir par un coup d’Etat qu’ils croyaient avoir réussi : « Le gouvernement et ses agents propulsés à la tête des rouages de l’Etat, agissaient avec pour seule devise non de servir la nation, mais de se servir ». On pouvait également lire dans ce message adressé à la nation que « l’armée nationale vient de libérer le peuple camerounais de la bande à Biya, de leur tyrannie, de leur escroquerie, et de leur rapine incalculable. »
Les putschistes ne possédaient sans doute pas un don de divination. Ce n’étaient pas non plus des illuminés. C’étaient des cadres de l’armée qui avaient découvert le plan insidieux des « kleptocrates » qui précipiteraient le Cameroun dans le gouffre si rien n’était fait.
Les putschistes faisaient surtout allusion à un montant de 400 milliards de Fcfa qui, en l’espace de 16 mois seulement, avait disparu de la caisse noire qu’Ahmadou Ahidjo avait laissé à Paul Biya. Ahidjo avait alors demandé à son successeur d’utiliser cet argent pour augmenter les salaires à la fonction publique avant les élections afin d’asseoir la popularité qui lui manquait. Au contraire, Paul Biya s’était aussitôt acharné à vider la caisse noire pour en virer les montants vers des destinations inconnues.
Le pillage par Biya des fonds publics, tout un modèle de gouvernement
Dès que Barthélemy Biya prit le pouvoir, l’on observa un flux ininterrompu et sans précédent des billets de banques sortant du Cameroun. De 1983 à 1993, 546 milliards de Fcfa avaient emprunté des sentiers non conformes aux circuits comptables normaux. De l’argent liquide transporté dans des bagages, à destination de la France. Mais également à destination d’autres pays occidentaux, pour des montants restés indéterminés.
Point n’est besoin de s’interroger sur les auteurs de telles transactions de cash. Car pour le faire, il fallait bien jouir d’une certaine immunité afin d’ainsi outrepasser la réglementation en vigueur.
Selon la Lettre du continent du 18 janvier 1996, le gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale), Jean Félix Mamalepot, avait dû racheter à la Banque de France ces 546 milliards de Fcfa de billets de banque camerounais.
Entre 1988 et 1993, 115 milliards de Fcfa s’étaient également évaporés des rentrées de la SNH (Société nationale des Hydrocarbures) sur laquelle
Paul Biya continue d’exercer un monopole absolu. La SNH est en effet la caisse noire du président camerounais. Le secrétaire général de la présidence de la république en est le président du conseil d’administration. Cependant, le directeur général de la SNH – poste actuellement occupé par Adolphe Moudiki, baron du régime et vieux fidèle de Biya - n’a de comptes à rendre qu’au président de la république, son PCA jouant plus le rôle d’agent intermédiaire du président que celui d’un quelconque patron.
De 1993 à 1994, 60 milliards de FCFA de recettes pétrolières avaient habilement disparu pour approvisionner des comptes bancaires sous d’autres cieux...[...]
Mais il serait inintéressant de discourir sur les distractions des rendements de l’or noir sans toutefois évoquer quelques transactions occultes qui avaient pourtant défrayé la chronique. Telle l’affaire de l’Ordre du Temple Solaire (OTS) et les faux suicides collectifs.
L’un des anciens membres de la secte n’était autre qu’un français bien connu des réseaux françafricains. Raymond Bernard est en effet le fondateur de l’Ordre Rénové du Temple (ORT) et du Centre international de recherches culturelles et spirituelles (CIRCES), une branche de la rose-croix créée en 1988 au Cameroun et qui avait pour membres Paul Biya et d’autres hauts responsables de son régime.. Bernard était également un conseiller du président camerounais, une fonction à laquelle Paul Barthélemy Biya attribue le statut de ministre.
Au cours d’une audience à laquelle comparaissait Raymond Bernard dans l’affaire de l’OTS, ce dernier ne manqua pas de justifier la source de ses revenus.
Le journal Le Monde du 17 août 2000 reportait en effet que, de 1992 à 1998, Raymond Bernard et son CIRCES reçurent du président du Cameroun et de la SNH les sommes suivantes : 60 millions de Fcfa en règlement des « conseils » prodigués au grand sorcier d’Etoudi, 500 millions de Fcfa pour l’achat d’un tableau pour le compte de l’ « homme lion », 560 millions de Fcfa sous forme de don au CIRCES de la part du disciple président de la république, 200 millions de Fcfa versés au CIRCES par la SNH, et 4 milliards de Fcfa offerts à la même secte par Paul Biya lui-même sans autre forme de justificatif.
Il nous semble donc que le journal français L’Evénement du jeudi, dans sa livraison du 22 mai 1997, restait modeste quand il chiffrait la fortune du chef de l’Etat camerounais à 45 milliards de Fcfa. Un tel scandale à l’époque fut accueilli par un silence méprisant du dictateur camerounais, dont le salaire de président de la république ne pouvait jamais justifier une telle fortune. Surtout quand on se souvient que lorsqu’il prenait le pouvoir en 1982, sa vieille mère de son village natal de Mvomeka’a n’avait qu’une hutte comme maison d’habitation, preuve de ce que Paul Biya n’avait pas de fortune à l’époque.
Il n’était pas non plus surprenant d’apprendre par La lettre du continent du 25 avril 1996 la dissipation de plus de 15 milliards de FCFA du budget de l’Etat au début du mois d’avril de la même année. Le constat avait alors été fait par les experts du FMI à Washington.
Malgré la présence du FMI et de la BM, Biya continue de voler l’argent du pétrole. Le témoignage le plus récent sur les malversations perpétrées sur les recettes pétrolières est celui du compatriote Célestin Monga. Depuis plus de trois ans la SNH verse 500 milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat, pouvait-on lire dans une lettre ouverte qu’il a adressée à Lapiro de Mbanga incarcéré par l’Homme de Meyomessala. Monga s’est alors interrogé : « Où va cet argent ? Qui dispose de la signature sur l’usage des fonds ? » A celui qui préside bien entendu aux destinées du pays . Peut-on se permettre de répondre.
Les chiffres de Monga ne sont en effet pas loin de la réalité puisque, pour le premier trimestre 2007, la SNH avait transféré 120 milliards de Fcfa au Trésor camerounais. Selon son magazine interne SNH Info, le total des revenues de la SNH s’élevaient en 2007 à 688 milliards Fcfa, dont 613 milliards des droits d’exploitation (royalties) perçus pour le compte de l’Etat camerounais auprès des compagnies exploitantes et 75 milliards d’impôts sur les sociétés.
Ces chiffres officiels sont cependant l’arbre qui cache la forêt. Car ils n’incluent pas les pots de vin et les diverses enveloppes de corruption que perçoivent autant la SNH, le secrétaire général de la présidence, que le président de la république lui-même auprès des exploitants pétroliers.
Le volume des capitaux dans les circuits de corruption du président Paul Barthélemy Biya est difficile à évaluer à cause du secret d’Etat qui l’entoure. Seules certaines négligences comptables révèlent parfois certains montants, comme les 20 milliards décaissés de la SNH sans justification en 2006 ; une « erreur » que le premier ministre promettait alors de ne plus commettre dans sa « lettre d’intention » adressée au FMI et à la Banque Mondiale.
Paul Biya avait en effet signé un décret portant promotion, élévation et nomination des officiers généraux le 25 septembre 2001. Selon toute vraisemblance, le général Benoît Asso’o Emane doit beaucoup à celui qui l’a élevé au grade supérieur.
Cependant, il lui doit surtout le non remboursement de 303 millions de Fcfa qu’il avait empruntés à l’ex SCB (Société camerounaise des Banques) et que Paul Biya avait fait rembourser par l’Etat camerounais. Asso’o s’était en plus vu attribuer une Unité Forestière d’Aménagement (UFA) de 64 961 hectares dans le Sud du pays, une source facile de rentes dont bénéficient les proches de Biya.
Asso’o Emane est aussi, avec René Claude Meka, Remy Ze Meka, Meva’a Meboutou, Pierre Semengue… ce que Ndzana Seme appelle « les détenteurs réels du pouvoir au Cameroun ».
Dans le business, ces détenteurs réels du pouvoir sont de gros affairistes. . L’armée camerounaise a la réputation d’être trop engraissée et instrumentalisé e. Le business est une affaire d’Etat au pays de Mongo Beti. Paul Biya, sa famille, ses sbires et les cadres de l’armée s’y livrent à cœur joie.
Dans la mafia du bois, le massacre de la forêt camerounaise est perpétré par ceux là même qui prétendent lutter contre la corruption aujourd’hui. On y retrouve Franck Emmanuel Biya comme exploitant, transporteur et transformateur forestier.
Frank Biya, le fils du dictateur, bénéficie en effet de plusieurs UFA et tire d’énormes revenues de l’exploitation du bois du Cameroun, en plus d’un salaire ministériel en tant que conseiller de son père, même comme il réside en permanence à Monaco dans une résidence princière entièrement financée par le Trésor camerounais.
La société Patrice Bois, dont les promoteurs sont des italiens, a comme principal actionnaire le fils de Paul Biya, selon Dossiers noirs d’Agir ici- Survie. Dans son rapport de décembre 2005, l’ONG Greenpeace présentait Patrice Bois comme adepte de l’exploitation illégale au Cameroun. Etant un « fournisseur majeur de marchands de bois en Europe », cette société forestière a plusieurs fois été compromise dans des activités illégales.
Elle compte, parmi ses associés, la Compagnie forestière Assam (COFA), dont le propriétaire n’est autre que Bonaventure Assam Mvondo, le neveu de Paul Biya Bi Mvondo, qui bénéficie tout comme son cousin d’une large marge de manœuvre (41 965 hectares) dans l’exploitation forestière.
Le général Pierre Semengue n’est pas en reste et profite aussi bien des dons qui lui sont faits en guise de reconnaissance pour ses « loyaux services ». 56 192 ha lui avaient été offerts pour son business de l’or vert.
Quant au général des armées René Claude Meka qui doit encore aux défuntes banques SCB et BICIC la somme totale de 50 095 960 FCFA, il serait avec son neveu le ministre Rémy Ze Meka, un férus des affaires.
En plus de la forêt, les Meka sont les grands adjudicataires des marchés d’approvisionnement du ministère de la défense (munitions, uniformes, matériels lourds, véhicules…), que leurs complices Israéliens autour de Paul Biya ne cessent de multiplier depuis des décennies, maintenant ainsi une clientèle de poids pour l’industrie d’armement d’Israël.
Les Israéliens supposés protéger Paul Barthélemy Biya se sont en effet installés comme de véritables commerçants qui vendent à l’armée camerounaise tout ce que l’Etat d’Israël fabrique, même si l’équipement vendu ne sert à rien à la défense du pays. Les Meka leurs assurent tous les marchés d’achat d’armement et d’équipements qu’ils désirent. Au demeurant, la personnalisation du pouvoir qui irrigue le système oligarchique de Paul Biya permet de s’accorder qu’il n’ y a même pas un seul juste parmi eux.
Le ministre garde des Sceaux Amadou Ali, ainsi que l'ancien premier ministre Ephraïm Inoni, principaux exécuteurs de « l’opération épervier » sont eux-mêmes avec Jean Marie Aléokol (ex secrétaire général à la Défense) des actionnaires de la Société forestière du Dja et de la Boumba (SFDB) qui bafoue les droits des populations villageoises.
L’épouse du chef de l’Etat, Chantal Biya est elle aussi montrée du doigt par les délinquants appréhendés. L’ex ministre des finances Meva’a Meboutou devrait répondre des milliards qu’il a détournés au ministère des Finances, parmi lesquels 66 milliards débloqués pour l’achat de l’Albatros. Edouard Akame Mfoumou et un bon nombre de personnalités dont la liste est non exhaustive devront également rendre des comptes. Mais au-dessus de cette cour royale de voleurs, véritables souris grouillant autour de tout ce qui reste de la dépouille Cameroun, il y a le maître voleur par qui toute lutte contre la corruption doit commencer.Il faut démontrer aux thuriféraires du RDPC que leur protégé de président est un véritable prisonnier ambulant. Il est temps que notre cher collègue, réalise qu’à côté de la cellule de Paul Biya sera aménagé la sienne pour complicité et compromission dans la dilapidation des deniers publics camerounais.
Texte actualisé par la cellulle de communication du Code. Idem pour le titre
Hauloury Bengoubi , Le Choc
17 juillet 2008
France- Cameroun: Les camerounais de la diaspora crient haro sur Paul Biya
Paul Biya est annoncé officiellement pour le 21 juillet en France. Loin de satisfaire les camerounais de la diaspora, cette visite s’annonce riche en manifestations de protestation. Organisées simultanément par plusieurs associations camerounaises de l’étranger, ces manifestations se veulent dénonciatrices de celui qui incarne un régime jugé extrêmement nuisible au peuple camerounais.
Au rang des manifestants, le CODE- collectif des organisations démocratiques et patriotiques des camerounais de la diaspora. Le CODE dénonce 27 années de règne desquelles résultent des assassinats politiques, un pillage systématique des ressources de la nation…Point n’est besoin de dresser le bilan désastreux du régime de Paul Biya qui a su briser le rêve de la jeunesse considérée comme le fer de lance de la nation. Il est donc question pour le CODE et les différentes organisations de la diaspora de décrier à la face du monde toutes les malversations perpétrées sur le peuple camerounais.
Le programme se déroulera comme suit
Le 21 juillet 2009, 15h00, rassemblement populaire, Métro porte d’Auteuil, ligne 10 ;
17h00 rassemblement devant l’Assemblée nationale française.
Le 24 juillet 2009, dès 9h30, Opération TOP (Tomates-œufs- pourris) sur le cortège de Paul Biya en route vers l’Elysée.
S’il est vrai que l’attitude hypocrite de la communauté internationale en l’occurrence celle des puissances occidentales n’est pas méconnue, il n’en demeure pas moins vrai que la visite de Paul Biya en France le 21 juillet prochain, est une occasion de plus que les camerounais de l’étranger se saisiront pour lui manifester leur mécontentement. Ils montreront ainsi à la face du monde que les camerounais ne sont ni dupes, ni amorphes mais simplement patients.
La cellule de communication
03 mai 2008
Mort suspecte d’un camerounais en Belgique : Le CODE écrit à Monsieur Yves Leterme le Premier ministre belge
La violence exercée contre M. Folefack par les policiers Belge pour le contraindre à partir, et qui s’est soldée par des blessures graves, est contraire aux principes des droits de l’Homme tels que consignés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ainsi que la Charte Européenne des Droits de l’Homme. (…)Nous diffusons ce jour l’intégralité de la communication du CODE adressée ce jour au Premier ministre Belge.
Lire la lettre >> Suicide_d_un_Camerounais_en_Belgique
10 avril 2008
LETTRE AUX DEPUTES CAMEROUNAIS : Modification de la Constitution . 24 heures pour sauver le Cameroun
Demain vendredi 11 avril 2008, sera une date historique. Une date qui va marquer un tournant décisif dans l’histoire du Cameroun, et qui va tracer la voie de la prospérité, ou d’une l’instabilité durable.
Lire >> Aux_Deputes_Camerounais
14 mars 2008
Le régime Biya accuse le CODE d’avoir instigué l’insurrection au Cameroun
Dans une interview accordée sur les antennes de RFI à Christophe Boisbouvier le 12 mars 2008 dans son bulletin d’information de 6h30 du matin, Mr Charles Etoundi Borromé, ancien ministre d’Etat de Paul Biya, membre du Comité Central du RDPC, grand chantre de l’immobilisme national et signataire de l’appel à la haine tribale orchestré par une poignée d’irresponsables s’auto proclamant abusivement « Fils du Mfoundi » a déclaré qu’il détenait des preuves que le CODE est l’instigateur des événements qui ont secoué le Cameroun le mois dernier, et qui ont donné l’occasion à Biya d’assassiner lâchement plus de 100 jeunes Camerounais.
Lire la suite >>> Le_Regime_Biya_accuse_le_CODE_sur_RFI_1_
Lire aussi l'analyse de Bonaberi.com >>> >>>


















