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Chers compatriotes, Camerounaises, Camerounais... Comme il en est de coutume depuis 1982, Paul Biya tiendra ce 31 décembre 2016 sur les ondes de la radio et de la télévision nationale son discours pré-enregistré. Oui, discours pré-enregistré

Il va sans doute, comme il le fait depuis 34 ans, louer les efforts entrepris par le Renouveau pour apporter la prospérité au Camerounais. Il va certainement se vanter d’assurer la paix et la cohésion sociale. Il va lancer quelques slogans d’éclats qui vont rester, des années après, lettres mortes. Il évitera d'épiloguer sur la grogne dans les régions anglophones du Cameroun, il parlera du succès dans l'organisation récente de la CAN Féminine, il parlera des promesses dont nous sommes déjà habitués et il ira attendre 365 jours pour refaire le même rituel.

Chers (es) compatriotes, le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) toutes les cellules insurrectionnelles réunies est pourtant convaincu, comme la grande majorité de Camerounais et amis du Cameroun, que Paul Biya est le seul comptable du désastre que connaît notre pays.

De quelle « Paix » parle-t-on ? Quand nos compatriotes de l’Extrême nord vivent dans l’insécurité totale avec les attaques du groupe terroriste Boko Haram . Quand les kamikazes se font exploser dans nos villes .

Et de quelle cohésion sociale parle-t-on aussi ? Quand les revendications de nos frères anglophones ne sont pas entendues. Paul Biya a pris l'habitude de ne pas anticiper sur les problèmes des Camerounais. Il a toujours usé de la violence pour réprimer les peuples manifestants à mains nues.

En 2016, nous avons assisté au Cameroun, choqués par les images insoutenables de madame KOUMATEKEL Monique, entrain d'être « opérée » à même le sol dans l'enceinte de l'hôpital Laquintinie par une autre dame habitée d'un geste de désespoir visant, à sauver les jumeaux que portait la malheureuse madame KOUMATEKEL abandonnée à elle-même.

Voilà après 34 ans de pouvoir, un peuple qui a peur de se rendre à l'hôpital parce qu'ils a plus de chance d'y trouver la mort que recevoir des soins adéquats. Les discours lénifiants des pouvoirs publics sur les performances de nos formations sanitaires et les explications malheureuses sur chaque insuffisance révélée sont mis en échec par les réalités quotidienne des tragédies hospitalières . Plus de 50 ans après l’indépendance du Cameroun, les hôpitaux sont devenus des mouroirs. Hôpitaux délabrés, manque de moyens en personnel, en équipements et en médicaments, corruption, favoritisme, caractérisent le système médical camerounais

La liste des Camerounais qui meurent dans nos hôpitaux par manque de soins s’allonge chaque jour. Le pouvoir en place au Cameroun, une fois de plus, a raté son rendez-vous avec l’Histoire parce qu’il est un pur concentré de contradictions et de tout ce qui est immoralité. Il a voulu apparaître comme le chantre du développement du Cameroun mais il n’a jamais su réunir tous ses compatriotes sur cette cause

Au regard de ce qui se passe depuis quelques semaines à Bamenda et à Buea, Paul Biya a-t-il mobilisé un paradigme unificateur dans le but de répondre aux attentes du peuple ? Non.

Paul Biya devra comprendre que des réformes à l'immédiat s'imposent à lui

- Légiférer pour aboutir à l’élection des gouverneurs, des responsables régionaux etc.
- Organiser des États généraux de la Justice qui réuniraient tous les intervenants de la Common Law et du droit francophone afin d'harmoniser les procédures et les règles de droit du Cameroun.
- Engager une véritable réforme universitaire qui doit tenir compte de l'environnement socio culturel de chaque entité
- Accélérer la décentralisation gage de l'autonomie de chaque entité administrative
- La déclaration des biens de toutes les personnes qui auront en charge la gestion des entités décentralisées

Enfin, l’indemnisation des personnes brutalisées lors des manifestations publiques , indemnisation des victimes des accidents d’Eseka, des manifestants des parties anglophones du Cameroun sans oublier la condamnation sans retenue des personnes impliquées dans ces abus qui relèvent d’un autre siècle.

Le CODE portera ce message d’espoir tout au long de l’année 2017.

Après la terrible catastrophe d’Eseka du 21 octobre 2016, Paul Biya a créé juste 4 jours plus tard, par un décret tonitruant une de ces commissions d’enquêtes bidons avec lesquelles il trompe le peuple camerounais depuis 34 ans. Il avait lui-même fixé un délai de 30 jours à compter de la date de signature du décret pour remettre son rapport au Chef de l’Etat : 60 jours plus tard on attend toujours, et on attendra longtemps si on se réfère aux pratiques habituelles du régime du Renouveau.

Qu’a-t-il fait pour aider les jeunes qui quittent le pays pour se rendre en occident par n’importe quel moyen au risque de leur vie et plus précisément nos jeunes sœurs qui se font esclaves dans le moyen orient. Quelle honte !

Qu’a-t-il fait de la répression aveugle des manifestants en février 2008 au Cameroun lors des émeutes de la faim ? Brutalité, assassinat des jeunes etc.

Les Camerounais du 21ème siècle ont les traits creusés, la chevelure, la barbe et les yeux fous.

Paul Biya voulait en faire des mutants de la ‘’nouvelle espérance’’, hélas ! Il en a fait des zombies à cause d’une éternelle désespérance. La paix et la stabilité d’un pays reposent sur la démocratie. Or, depuis la mise entre parenthèses de la jeune démocratie camerounaise en 1990 avec l'avènement du multipartisme, le Cameroun navigue dans des eaux troubles sans aucune cohérence politique pouvant rassembler ses filles et fils.

Nous avons cru vouloir passer à un Etat démocratique, malheureusement nous sommes repassés à une dictature fonctionnant comme une marmite à soupape installée dans la fraude, la manipulation, la corruption généralisée, le tribalisme, le chômage à grande échelle, la dépravation des mœurs, la barbarie et l’intimidation du peuple par des arrestations arbitraires, le viol de nos libertés fondamentales, le règne des étrangers, le recours à des pseudo-institutions anticonstitutionnelles dans le but d’assouvir les intérêts égoïstes d’un homme qui veut se maintenir à vie au pouvoir. C’est la débine et pourtant, le pays est riche de son sous-sol et de son sol que M. Biya brade aux étrangers... quel gâchis !

Le peuple vit dans une atmosphère de peur, de suspicion et de découragement. Et tout ceci avec la phrase phare « on va faire comment ».

Le Cameroun est devenu un pays de honte. Nous ne pouvons plus rire des autres pays, nous ne pouvons plus nous enorgueillir de rien, nous sommes devenus des bêtes de proie, affamées et voraces et d’un pedigree obscur. Le Cameroun ! C’est une contrée des arsouilles. Les choses et les hommes deviennent de plus en plus fous à cause de la dictature de M. Biya. Délestage après délestage, le courant aussi est devenu fou. Le Cameroun est devenu un pays de tous les dangers.

Ce qui est plus grave c’est que le Cameroun aujourd’hui, est orphelin d’avenir par la seule faute de celui-là même qui a écrit : « Pour le libéralisme communautaire », idéologie qui a prise de l’âge sans avoir résolu les problématiques et mis en œuvre les solutions identifiées depuis 1987.

Les écrits et les faits étant têtus, voilà le "romancier" M. Biya pris en flagrant délit de tromperie envers le peuple Camerounais et ce, depuis des décennies. Sans scrupule, il veut encore vouloir tromper le peuple Camerounais en 2018 parce qu'il a un tel appétit du pouvoir qu'il ne peut envisager sa retraite anticipée. Voici plus de 34 ans que Mr Biya est à la tête de l’Etat camerounais. En combien d’années de pouvoir Mr Biya estimera-t-il son œuvre accomplie et sa mission à la tête de l’Etat camerounais achevée ? A sa mort assurément!

Pour le CODE, en cette veille de nouvel an, il nous faut adopter une stratégie à la fois sans concession sur l’essentiel, mais assez pragmatique pour être efficace et qui, doit se construire autour d’un seul objectif. Obtenir le départ de Monsieur Biya.

Face à un pouvoir qui cherche à s'éterniser, on n’appelle pas les populations au calme. C’est une faute. On les prépare à la révolution en s’appuyant sur le génie politique du peuple afin de lui donner enfin, une République réellement démocratique.

Encore faut-il s’entendre sur ce qu’est le "génie" politique. Fidel Castro a affirmé que « le "génie" politique naît d’un peuple qui se rebelle contre l’ordre existant » et il avait expliqué que quand il y a eu la Révolution à Cuba, tout un « personnel politique avait été balayé » et ont surgi des cadres, des gens compétents, que personne ne pouvait soupçonner. Fidel Castro, a toujours insisté sur le fait que « c’est la volonté de rébellion d’un peuple qui produit de tels hommes ». Sans cette volonté, sans cette insurrection populaire, sans cette « indignation » pour faire référence à Spinoza, il n’y aura pas de fondation d’une République réellement démocratique au Cameroun.

Le CODE avec toutes ses antennes insurrectionnelles lançons un appel à l’opposition camerounaise, à la jeunesse, au peuple Camerounais dans son ensemble, pour entrer dans une résistance civile utilisant tous les moyens pacifiques afin de mettre fin au lent pourrissement de la société et de l’Etat et, d’empêcher toute violence, vers laquelle pousse une dictature irréformable.

Notre problème, ce n’est pas un manque d’idées, mais une carence affligeante de volonté et d’action collective. « Quelle est la société dans laquelle nous voulons vivre demain ? » Une société inique ou une société solidaire ? La solidarité dont nous faisons allusion ici est la condition sine qua non du redécollage.

L’année 2017 doit être un moment privilégiée pour réfléchir ensemble sur les fondements de cette solidarité à réinventer.

Un grand peuple comme le nôtre ne supporte pas longtemps d’être privé d’un grand dessein à l’orée du nouvel millénaire à cause d’un seul homme nommé Paul Biya: C’est l’ambition du projet de la Résistance Camerounaise que de lui en offrir un.

En cette veille de nouvel an, pensons un Cameroun nouveau. Donnons aujourd’hui, un espoir au peuple camerounais orphelin. Car on n’est pas orphelin que d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir.

Chaque Camerounais, militaires, civils, hommes, femmes, jeunes, où que vous soyez. Nous devons prendre nos responsabilités pour mette fin à 34 ans de crimes et d’esclavage social, car l’existence même du Cameroun en tant que Nation et République est menacée par ceux qui veulent y installer une monarchie familiale et clanique.

Le CODE met en garde Paul Biya quant au risque de guerre qu’il fait peser sur le Cameroun et affirme qu’il sera le seul à en assumer les conséquences.

Paul Biya devra comprendre que les Camerounais oublient mais ils ne pardonnent pas. Quand on leur fera défiler l’ensemble des crimes et injustices restés impunis depuis des années, ils se souviendront et seront impitoyables vis-à-vis de ceux qui aujourd’hui s’en croient adulés. Nous réitérons que les assassins du peuple camerounais seront confondus devant la justice

Le CODE sera aux cotés du Peuple Camerounais pour son ultime combat pour sa Liberté et sa dignité. Le temps de la libération est proche, libérons notre Pays le Cameroun ! Un autre Cameroun est possible, chacun de nous peut contribuer à le construire !

Bonne et heureuse année à tous et à toutes

Fait à Bruxelles le 28 décembre 2016

 

Pour le CODE

Kadji Elie, Président

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