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Scène de guérilla urbaine à Bamenda ce jeudi 8 décembre 2016. De jeunes gens qui étaient opposés à la tenue en fin de matinée du «meeting de la paix» organisé par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

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Armes reelles

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QUATRE MORTS  À BAMENDA.... DES BLESSÉS GRAVEMENT ATTEINT PAR BALLES (Bilan provisoire au soir du 8 décembre 2016)

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Des affrontements ont éclaté jeudi 8 décembre à Bamenda, entre la police et des jeunes qui voulaient empêcher un meeting du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti du président Paul Biya.

La réunion du parti devait porter sur la grève des enseignants de la région de Bamenda − principale ville des régions anglophones de l’ouest du pays où des affrontements entre policiers et manifestants ont fait au moins un mort le 21 novembre −.

Depuis plusieurs semaine, la minorité anglophone du pays – environ 20% des quelque 22,5 millions de Camerounais – proteste contre sa marginalisation.

Depuis le 21 novembre, les cours sont suspendus dans les universités, les collèges et les écoles dans plusieurs villes de ces deux régions anglophones. Après les enseignants, les avocats anglophones se sont mis en grève depuis le 11 octobre.

Mardi 06 décembre, lors d’une région publique organisée à Buéa, capitale du sud-ouest du pays, le Premier ministre Philémon Yang – un anglophone – a écarté leur principale revendication. 

Fallait-il organiser un meeting du parti au pouvoir à Bamenda pendant que la tension était ambiante dans la ville?

Nous soulignons ici l’importance, pour le processus démocratique, d’un espace politique ouvert et du respect des droits l’Homme.

Les autorités camerounaises doivent s'abstenir  de toute provocation et à ouvrir un espace de dialogue avec les manifestants.

Nous invitons instamment le gouvernement de la république du Cameroun habitué à la sourde oreille face aux revendications populaires à promouvoir le processus du dialogue. On ne résoud pas une crise à coups de canons....