Eric Ebene

Date de cette photo : 30 mars 2010 - 21:23
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Commentaires sur Eric Ebene

    Paul et Chantal Biya bientot en prison?

    Paul et Chantal Biya, bientôt interpelés, menottés et conduits à Kodengui?
    Les camerounais depuis un certain temps suivent avec beaucoup de passion et d’intérêt le sort qui est désormais réservé aux fossoyeurs de leur économie et pilleurs des leurs ressources.
    Mais une question qui revient à chaque interpellation dans toutes les buches est de savoir à quand l’interpellation de Paul et Chantal, les vrais cerveaux derrière toutes ces affaires rocambolesques de gros sous.
    Chantal a à maintes reprises été citée dans des détournements par des personnes déjà internées à kodengui dont certains comme Ondo Ndong ont déjà été condamnés à de lourdes peines de prison, mais l’audition de celle qu’ils ont dénoncée comme bénéficiaire des fruits de leurs forfaits et son interpellation restent attendues et semble ne même pas être à l’ordre du jour alors que de par la Constitution aucun citoyen n’est au-dessus de la loi.
    Aussi les camerounais voudraient la voir justifier devant la justice la provenance de ces importantes sommes d’argent qu’elle dépense à tous vents pour une vie extravagante alors qu’elle est sans emploi.
    La gestion du CERAC (Cercle des amis du Cameroun), où elle engloutit d’énormes fonds en provenance des caisses de l’état devrait faire aussi l’objet d’une clarification. Il s’agit d’une association purement privée oú elle a emballé les femmes des ministres à qui il est demandé des contributions énormes qui ne peuvent provenir, s’agissant pour certaines, de pauvres femmes au foyer sans emploi et sans ressources, que des trafics d’influence et des détournements des fonds publics par leurs maris.
    Quand à Paul, les griefs sont nombreux pour lesquels les camerounais attendent des clarifications et pour ne citer que quelques-uns :
    Il est sans conteste le cerveau derrière cette affaire dite de l’Albatros qui a déjà conduit plusieurs hauts dignitaires de la République dans les tristes murs de la prison de kodengui. C’est lui qui voulait soutirer de l’argent des caisses de l’Etat par des manœuvres frauduleuses pour s’acheter un avion personnel alors que le FMI, considérant la situation économique catastrophique du Cameroun, son état d’endettement et la misère dans laquelle il a plongé ses compatriotes s’y était opposé. Pour y parvenir, il a organisé ce vol et y a impliqué une bande de voyous et de gangsters qui, comme d’habitude, y ont trouvé une occasion idoine pour opérer un autre grand holdup sur la fortune du peuple en passant par la SNH(Société Nationale des Hydrocarbures), le FMI étant trop regardant. Il s’agit en fait d’une histoire de voleur volé entre filous.
    Comment juger de telles affaires criminelles alors que le cerveau et chef d’orchestre est en liberté et jamais inquiété. La justice camerounaise doit certainement jouer des tours de passepasse magiques pour y trouver des solutions. Il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas encore interpelé pour en rendre compte au peuple. En plus, kodengui a besoin de lui et de Mebe Ngo’o, autre personne impliquée et pas encore interpellée pour que le gouvernement des voleurs soit au complet dans la prison avec un président de la République et un ministre de la défense pour la protection de ce territoire des mafieux.
    Son système de corruption de la magistrature qui est sous ses ordres est tel que personne ne parle de son implication et personne ne veut dire la vérité au peuple.
    Pour masquer son forfait, se dédouaner devant le peuple et en profiter pour régler ses comptes personnels, il choisit des boucs émissaires au gré de ses humeurs et les jette en pâture à la vindicte populaire. Depuis que le football ne soutient plus sa politique, chaque fois qu’il se sent en difficulté, il fait interpeler un ministre pour que le spectacle savamment et cyniquement orchestré, détourne pour un temps l’attention du peuple et lui fait oublier la misère dans laquelle il vit et les abus du régime dont il est victime au quotidien.
    En plus de ce crime pour lequel ses comparses sont déjà en prison en attendant qu’il les y retrouve pour donner plus de lisibilité à la procédure, il y a encore pleins d’autres forfaits pour lesquels il doit rendre compte au peuple :
    -Recel et protection des malfaiteurs : Pendant que les uns sont écroués sur des soupçons de détournements, d’autres, parfois impliqués dans les mêmes dossiers bénéficiant de sa protection, ne sont jamais inquiétés. On se rappelle du cas de Gervais Mendo Ze, mis en débet pour une somme de plus de 2 milliards détournée à la Crtv. Il n’a jamais été poursuivi en Justice. A d’autres comme Bernard Messengue Avom ancien ministre des travaux publics ou Zang Ambassa son prédécesseur, il y a été tout simplement donné l’occasion de traverser la frontière avec femmes, enfants et chéquiers. Certains comme mebe ngo’o, Meka Meka sur qui pèsent de nombreux cas de détournements de deniers publics dénoncés dans les diverses structures étatiques qu’ils ont occupées ou BIYITI bi ESSAM Jean Pierre actuel ministre des PTT qui a tout simplement viré l’argent du ministère de la Communication du temps qu’il y était dans son compte personnel occupent encore de grands postes et ne cessent de narguer le peuple car ils sont en plus très gonflés. Le Consupe (Contrôle supérieur de l’Etat), la Justice et la Conac (Commission nationale anticorruption) ont les mains liées car ils ne peuvent agir que sur les instructions de Biya de qui ils dépendent directement et qui décide qui interpeller ou entendre selon ses hautes humeurs et la suite à réserver à un dossier qu’il peut demander de classer purement et simplement quel que soit le préjudice sur la fortune publique. C’est pour cela que plusieurs personnalités épinglées dans les affaires n’ont jamais été inquiétées.
    -Répondre de ses nombreux crimes économiques qui ont ruiné le pays et plongé le peuple dans la misère, fait du Cameroun un pays des plus pauvres et des plus endettés du monde alors qu’il regorge d’abondantes ressources naturelles et lui a fait décerner le titre de champion mondial de la corruption. Toutes choses qui ont porté un grand discrédit sur le Cameroun dont il était censé d’en protéger l’honneur et promouvoir un cadre sein pour l’éducation de sa jeunesse.
    -Répondre de ses actes anti-développement qui consistent à faire bloquer régulièrement les activités économiques de toute une ville pendant des heures et des jours, juste parce que lui ou son épouse se déplacent soit pour leurs week-ends dans son village, soit pour leurs fréquents séjours privés chez eux en suisse. Ceci qui est spécifique au Cameroun doit certainement faire rire des hôtes étrangers est totalement insensé et irresponsable dans un pays englué dans une éternelle et dramatique crise économique qui a besoin de travailler durement pour s’en sortir. Des personnes qui, à cause des coupures des voies de circulation ont raté des concours qu’ils ont préparé toute leur vie ou dont les enfants n’ont pas pu arriver à temps pour leurs examens scolaires ou encore ceux qui ont perdu un membre cher de leur famille en cours d’évacuation dans une formation sanitaire vivent depuis des décennies ces tristes réalités. Lui arrive-t-il de penser à ces pauvres gens à qui on ferme boutique pour son plaisir alors qu’ils ont besoin de ces activités pour nourrir leur famille et faire ainsi marcher l’économie du pays. Tout cela sans que ces fait divers n’émeuvent personne de son entourage ni ne perturbent la quiétude de ce jouisseur qui ne pense qu’à lui-même et à sa famille, mais pas aux souffrances et aux peines infligées aux autres, ses concitoyens. Doit-on être nécessairement démon et mépriser tant les autres à ce point quand on devient président et puissant ?
    - Pendant plusieurs années, Biya a financé la Rose Croix, une secte en France avec des milliards du contribuable à travers la SNH qui gère l’argent du pétrole camerounais pour sa protection mystique et occulte puisqu’il ne croit pas que Dieu puisse le faire. Une véritable hémorragie financière pour un pays dont les populations tirent le diable par la queue.
    -Refus de déclarer ses biens , comme le stipule l’article 66 de la constitution du Cameroun et incitation des autres de ne pas le faire, manifestant ainsi le mépris pour cet Acte fondamental qu’il a juré, plus d’une fois, la main sur la Bible de respecter et qu’il a manipulée plusieurs fois pour ses propres intérêts, trahissant ainsi la confiance que le peuple a placée en lui.
    -Ses longs séjours à l’étranger avec sa famille financés par l’argent du trésor public accompagné chaque fois, en dehors d’une garde pléthorique, par une multitude d’individus, membres de sa famille, courtisans, marabouts émargeant indûment dans les caisses de l’état sans en être les agents
    -Les nombreux et longs internements de sa belle-mère pour ses séances de désintoxication dans les hôpitaux les plus chers d’Europe au frais du contribuable camerounais, chaque fois accompagnée par une pléthore de gardes de corps de l’armée camerounaise et des membres de sa famille, les frais de leurs séjours, assimilés aux missions officielles supportés par les caisses de l’Etat.
    -Détournement des biens sociaux pour le compte du Rdpc son parti qui est une organisation purement privée : voitures, immeubles, personnel de l’état affecté en permanence ou occasionnellement dans cette organisation et payé par l’argent du peuple. Le Rdpc fonctionne essentiellement sur les fonds du trésor public dont la plupart proviennent de la SNH, aucune contribution des membres sous forme d’achat des cartes et autres gadgets n’étant exigée. Cette ponction sur les caisses de l’Etat au mépris des quotas définis de la subvention inscrite chaque année au budget de l’État et destinée à contribuer aux dépenses de fonctionnement des partis politiques légalement reconnus.
    -Laxisme suspect et complice ayant entrainé la destruction totale du pays par une bande de voleurs et de voyous et l’installation calculée au sein des structures de l’Etat d’une gestion floue pour leur permettre de détourner en toute impunité les biens du peuple en l’absence de toute transparence et de tout compte rendu
    -Répondre de la répression sanglante qui a occasionné la mort de près de 450 enfants assassinés par ses forces et sur ses instructions lors de la révolte de la faim en 2008 et de l’assassinat des 9 enfants de Bepanda pour ne citer que ceux -là.
    - Arrestations, séquestration et détention arbitraires des journalistes, certains juste aux motifs qu’ils ont parlé de sa femme ou qu’ils ont tout simplement dénoncé la corruption ou les détournements des deniers publics et les bien sociaux par les ses ministres des agents de son administration. Certains comme Bibi Ngota sont morts dans les cellules de police et d’autres ont passé de longs et atroces séjours dans des prisons.
    - des crimes jusqu’ici non élucidés même dans son plus proche entourage et qui n’attendent que lui pour les éclaircir face au peuple qui a soif d’en connaître les mobiles.
    -Biya devrait également être mis en examen et poursuivi pour abus de biens sociaux et détournements. La CAMAIR a fait faillite à cause de lui qui constamment, réquisitionnait les avions pour ses voyages privés avec sa femme et ses enfants, les bloquaient ainsi pendant des semaines le temps de ses longs séjours dans les aéroports de suisse. Ceci emmenait la compagnie à payer d’énormes frais de parking, et les frais très élevés chaque fois du réaménagement de ces avions à son goût avec chambres à coucher, salons, salles à manger, WC et cuisine. Les avions étaient devenus sa propriété privée dont il en jouissait à temps et à contre temps avec son épouse. Parallèlement, les puissants personnels de son Secrétariat particulier avaient créé d’importants réseaux de transports des bagages et à travers des intermédiaires racolaient dans les villes d’Europe toute personne susceptible d’envoyer des colis au pays, se faisaient payer et les faisaient transporter par la Camair sans débourser le moindre radis sous le couvert des colis de la présidence de la République déjà si nombreux car madame la présidente ne consomme que des produits venus de France jusqu’à l’eau qu’elle boit. Tout cela a porté un coup dur à cette compagnie dont les clients n’étaient plus que quelques compatriotes qui prenaient ses vols par pure nationalisme malgré leurs déboires et des fonctionnaires en mission dont les prix des billets et autres prestations n’étaient jamais reversés par l’administration à la Camair. Elle a dû déposer le bilan et congédier des centaines de personnels.
    -La gestion des importantes retombées du pétrole et des péages qui constituent des secrets pour les camerounais autant pour leurs revenus que pour leur utilisation qui lui permet de financer des opérations personnelles, mafieuses et occultes.
    -Rendre compte de tous ces milliards de l’argent du contribuable financés par la SNH (encore elle !) chaque fois pour ses campagnes électorales au mépris des textes portant sur le financement des partis politiques à l’occasion des élections présidentielles.
    Rien de tout ceci n’est étranger à Paul Biya et il en est tellement conscient qu’il a fait réviser, comme à son l’habitude quand il y trouve son compte, la constitution dans ce sens pour lui conférer une impunité à vie contre toute poursuite judiciaire à son encontre à la fin de son mandat: ‘’Les actes accomplis par le président de la République, sont couverts par l’immunité et ne sauraient engager sa responsabilité à l’issue de son mandat “.
    Ce qui revient à dire que toute interpellation en cours de mandant n’encourt aucune illégalité pour ceux qui hésiteraient encore à le faire. Cette disposition ne devant s’appliquer que lorsqu’il ne sera plus en fonction, rien n’empêche qu’il soit, pendant qu’il y est encore temps, interpellé pour répondre de ses crimes devant la Justice du peuple avant qu’il ne soit tard et compliqué du point de vue de cet amendement.
    Serge Olivier Atangi

    Posté par serge o atangi, 17 mai 2012 à 23:20 | | Répondre
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